mardi 18 septembre 2007

Petite histoire d'un gros mensonge

En 1980, une pseudo chercheuse d’allégeance féministe, Linda McLeod, "assistée" par Andrée Cadieux déclarait dans La femme battue au Canada: un cercle vicieux, Ottawa, Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme, 1980, page 23, "...chaque année, une canadienne sur dix est battue, qu'elle soit mariée ou qu'elle vive en union de fait".

Voilà le chiffre emblématique de 300 000 lancé sur toutes les tribunes sans que jamais personne n’ose officiellement en questionner la véracité. Pourtant, tous les chercheurs sérieux savent pertinemment qu’il s’agit en tout état de cause d’une vaste imposture. Cependant, aucun chrétien n’ose s’élever contre la vertu. Et beaucoup y trouvent leur compte, en particulier ces regroupements subventionnés de citoyennes désormais autorisées à s'approprier des sommes faramineuses du trésor public en toute liberté. Même le ministère de la justice tombe dans le panneau. Ainsi, des dépliants sont élaborés et distribués un peu partout au Québec, dénonçant la tragédie apocalyptique que vivraient annuellement 300 000 femmes, victimes silencieuses dans le secret de leurs foyers.


















Dès 1987, le gouvernement met en place un outil de répression qu'il n'aura de cesse de perfectionner: la Politique d’Intervention en Matière de Violence Conjugale, un modèle de propagande sexiste contre les hommes déjà à cette époque. En 1989, les tragiques événements de polytechnique contribuent à exacerber l'animosité entre les sexes. Un geste démentiel, en tous points comparable à celui attribué à Marc Lépine, mais perpétré par une femme, Laurie Dann, a lieu un an auparavant aux États-Unis.

Ces faits sont soigneusement gardés sous silence. Depuis 1989, la commémoration annuelle des événements de Polytechnique table inlassablement sur le chiffre mirifique de 300 000 femmes. En 15 ans, et à raison de 300 000 femmes battues par année, rappelons que les hommes de cette province auraient ainsi violenté 4 500 000 femmes sur les 1 793 000 femmes qui partagent leur quotidien avec un conjoint. Triste record pour une société libérale à l’égard des femmes! Le 17 mai 1994, lors d’un colloque tenu à Montréal dans le cadre du 62e Congrès de l'ACFAS, Madame McLeod déclarait candidement à ses collègues: "Mon estimation n'avait aucun semblant de validité ou de fiabilité statistique (...) C'était une supposition admise; je n'ai jamais prétendu que c'était autre chose".

Malgré tout, le gouvernement va de l’avant et adopte en 1995 l’actuelle Politique d’Intervention en Matière de Violence Conjugale qui recommande l’arrestation systématique, sans égard aux faits, de tous les hommes accusés de violence conjugale et l’exclusion immédiate de leurs domiciles.

En décembre 2004, la Commission d’Accès à l’Information nous a finalement confirmé que le chiffre colporté jusqu’alors de 300 000 femmes victimes dans la documentation officielle du ministère de la justice, ne correspondait tout simplement à rien. Les chiffres réels, selon les sources officielles de la Déclaration Uniforme de Criminalité (DUC2), seraient en réalité inférieurs à 5 000 condamnations pour un total de 14 200 plaintes déposées par année, tout sexe confondu.

En raison de ces pratiques autoritaires, des dizaines de milliers d’hommes, très souvent des pères de famille et citoyens responsables, se sont vus éjecter de leurs domiciles et de la vie de leurs enfants après avoir été détenus arbitrairement dans des conditions infra-humaines. Les recours en méfaits publics à l’encontre des instigatrices ne sont, à toute fin pratique, jamais exercés.

Dans la correspondance reçue de la Commission, le signataire, M. Pierre Dion confirme que le Ministère a pris toutes les dispositions afin que la brochure divulguant cette statistique erronée soit retirée des présentoirs des palais de justice où elle était librement distribuée depuis une dizaine d’année.

Cette mesure, bien que nécessaire, ne redresse aucune des exactions autorisées par la politique implémentée en 1987, renforcée en 1995 et toujours en vigueur. Nous vous rappelons qu’il y aurait environ 10 000 hommes faussement accusés chaque année, des hommes qui ont vu leur réputation à jamais ternie, d’honnêtes citoyens, innocents sous tous rapports, qui ont dû engloutir des sommes faramineuses pour recouvrer leur dignité après avoir été exclu sur de faux prétextes de la vie de leurs familles.

Mentionnons que l'actuelle politique contrevient aux dispositions explicites de la Charte Canadienne et Québécoise en matière de droits de la personne. Elle discrimine ouvertement la personne mise en accusation sur la base du sexe et méprise le droit à de la présomption d’innocence.

Validée jusqu’en cour suprême, la jurisprudence en la matière, est sans équivoque : « Est fautif pour le substitut du Procureur général, de porter des accusations criminelles en se fondant uniquement sur les seules déclarations de la plaignante » dans André c Québec (Procureur général), [1999] R.R.A. 886 (C. S.).

Nous croyons que ces politiques, lois et règlements, y compris le tout dernier Plan d’action gouvernemental annoncé pour la période 2004-2009 en matière de violence conjugale, devraient tout simplement être abrogés. Nous pensons également que le gouvernement et le parlement qui aurait dû le contrôler devraient faire amende honorable en prononçant des excuses publiques envers tous les hommes accusés sur la base de mesures illégales, discriminatoires et sexistes, élaborées sur des erreurs d’interprétation et des statistiques erronées. Une enquête s’impose pour élucider les mécanismes qui ont permis de détourner des sommes colossales au profit d’un certain lobby qui bénéficie du mensonge institutionnel.

Des recommandations strictes doivent également être envoyées à tous les juges pour les enjoindre à reprendre contact avec la réalité. Des mesures fermes s’imposent pour enrayer le phénomène dès qu'une accusation visant à incriminer un homme en situation de rupture conjugale s'avère non fondé. La loi est claire à ce sujet : il s'agit de méfait public, enfreignant les dispositions explicites du code criminel.

Tel que l'exige l'arrêt Carossela de la Cour Suprême du 6 février 1997, la destruction par les centres d’hébergement des preuves inculpatoires à l’égard les plaignantes qui ont pris certaines libertés avec la vérité, devrait être interdite. De même, des enquêtes criminelles doivent être entreprises contre toute maison d'hébergement qui se rend complice de tels stratagèmes, dont de véritables enlèvements d'enfants en hébergeant ceux-ci sans que le père n'en soit immédiatement avisé.

Hermil LeBel

Url court : http://bit.ly/GFCLWh

4 commentaires:

Le chevalier rose de Montréal a dit...

"En 15 ans, et à raison de 300 000 femmes battues par année, rappelons que les hommes de cette province auraient ainsi violenté 4 500 000 [...]
"

Le fait est qu'on ne peut chiffrer le nombre de victimes de violence conjugales (à grande majorité des femmes) car les cas sont souvent non répertoriés. Le chiffre 300 000 est une supposition, soit. Cela ne change en rien le problème de la violence conjugale. Selon votre raisonnement, une victime de violence conjugale ne fait plus partie des statistiques l'année suivante? Pas très logique.


"Malgré tout, le gouvernement va de l’avant et adopte en 1995 l’actuelle Politique d’Intervention en Matière de Violence Conjugale qui recommande l’arrestation systématique, sans égard aux faits, de tous les hommes accusés de violence conjugale et l’exclusion immédiate de leurs domiciles."

Que proposez-vous? Laisser un homme potentiellement violent dans le domicile et risquer de compromettre la sécurité et l'intégrité des présumé(e)s victimes (femme et potentiellement enfants)?
L'exclusion immédiate du domicile ne cause du tort que si on a à faire à une dénonciation mensongère et dans ce cas, la sécurité et l'intégrité de l'homme injustement accusé n'ont nullement été risquées.

"Nous vous rappelons qu’il y aurait environ 10 000 hommes faussement accusés chaque année"

Ce n'est pas parce qu'il y a eu uniquement 5000 condamnations sur 14200 plaintes qu'on peut conclure que "il y aurait environ 10000 hommes faussement accusés". Tout ce qu'on peut conclure, c'est que dans 5000 cas, on pouvait conclure hors de tout doute raisonnable que l'homme accusé était coupable. Dans les autres cas, les procédure peuvent avoir été interrompues pour plusieurs raisons ou on ne peut simplement pas conclure hors de tout doute raisonnable à la culpabilité. Ce n'est pas parce qu'un bandit n'est pas déclaré coupable qu'il est nécessairement innocent.

"Elle discrimine ouvertement la personne mise en accusation sur la base du sexe et méprise le droit à de la présomption d’innocence."

La politique actuelle tente de protéger les victimes potentielles (enfants et conjoints, très majoritairement des femmes). Il faut quand même avoir du culot et peu de mémoire pour prétendre que les hommes sont de pauvres victimes dans notre société.

"Des recommandations strictes doivent également être envoyées à tous les juges pour les enjoindre à reprendre contact avec la réalité."

Avez-vous déjà parlé avec des victimes de violences conjugales, peut-être que ça vous aiderait à reprendre contact avec la réalité.


En lisant vos propos, je doute que vous soyez ouvert à une sincère discussion mais je prends tout de même la peine de vous écrire. Aucun système n'est parfait et il faut être vigilant pour éviter les dérives et améliorer le dit système, cependant l'aveuglement idéologique ne fait que nuire à toute argumentation, quelle que soit la validité des propos en cause.

Sur ce je vous souhaite de trouver la paix intérieure.

Michel a dit...

J'ai lu la Consultation générale sur le document intitulé Vers un nouveau contrat social pour l'égalité entre les femmes et les hommes de 2005, ainsi que Consultation générale sur le projet de loi n° 63 - Loi modifiant la Charte des droits et libertés de la personne.

Lors de ces consultations, Monsieur Georges Dupuis et son équipe présentent la même problématique d'arrestations illégales et des procès iniques qui font délibérément fi de la loi, suite à des mensonges de la part de femmes, dans le but de servir les intérêts de cette politique, mise en place également par des mensonges.

Dans son mémoire, Monsieur Dupuis a été d'une clarté déconcertante.

Étonnant de constater que cette imposture est toujours en place, compte tenu que c'est extrêmement misandre donc sexiste, que cette misandrie est au-dessus de la loi.

Face à une telle évidence, cette politique est maintenue en place, alors que plusieurs la défendent par toutes sortes d'arguments aussi ridicules soient-il, semblant oublier, consciemment ou inconsciemment, que ces mesures et ces pratiques sont tout simplement HORS LA LOI !

Non mais comment peut-on être imbécile à ce point ???

Michel a dit...

L'aveuglement idéologique de certaines personnes fait en sorte qu'elles s'acharnent même à défendre des mesures et des pratiques qui sont tout à fait illégales.

Personne n'est au-dessus de la loi dans ce pays !

Bisbille sang-un a dit...

Le silence complice des membres du Barreau s’avère hautement suspicieux ici. Il est vrai que tous profitent de cette flagrante corruption institutionnelle pour s’en mettre plein les poches au détriment des hommes accusées à tort dans un régime où l'on marche sur la tête en ce qui concerne les principes fondamentaux applicables en droit criminel.

Tous les avocats et les juges sont parfaitement informés du flagrant détournement de justice et tous observent un silence complice à ce propos. Voilà pourquoi il est possible d'affirmer sans la moindre ambiguïté que le système de justice au Québec repose entre les mains du crime organisé infiltré dans tous les rouages de l'état voyou.

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001