mardi 23 septembre 2014

Déconstruction d’un mensonge d’état



Analyse de la politique d’intervention en matière de violence conjugale

Déjà, dans l’introduction du texte de cette politique, nous sommes en présence d’un énorme mensonge avant même de terminer la lecture de la première phrase : «…la violence conjugale, à titre de violence exercée très majoritairement envers des femmes… » Or, toutes les études académiques rigoureuses en ce domaine menées les deux yeux ouverts nous affirment précisément le contraire, à commencer par celles menées par Denis Laroche de l’institut de statistique du Québec.

Dans cet article publié en 2009 dans le Quotidien de Chicoutimi, nous apprenons par exemple que « L'inexistence de la violence conjugale faite aux hommes est un mythe. En fait, la vérité a de quoi surprendre, voire choquer. Selon l'enquête psychosociale du Saguenay-Lac-Saint-Jean réalisée en 2000 par la Direction de la santé publique, 5,4 pourcent des hommes ayant vécu avec une partenaire au cours des douze mois précédant la recherche auraient subi de la violence physique. Un taux dépassant largement les 2,4 pourcent de femmes qui auraient été victimes de ce genre de sévices, lors de cette même période. » Cette étude fut dissimulée du regard public durant toutes ces années car elle contredisait l’évangile féministe.

Pour sa part, Martin S. Fiebert du département de psychologie de l’université Long Beach en Californie a compilé 286 études démontrant hors de tout doute raisonnable que les femmes s’avèrent tout aussi agressives, sinon davantage que les hommes, dans leur relation de couple. Et dans l’actualité toute récente, nous avons par exemple le témoignage de Guy Nantel qui raconte l’horreur vécue entre les mains d’une femme violente. Nous avons également le cas peu ordinaire de Cristelle Giard qui a donné passablement de fil à retordre aux policiers qui l’ont interceptée alors qu’elle pétait les plombs avec son ex petit copain.

Nous voyons donc à partir de ces études et quelques exemples à quel point la prémisse de base ayant servie de prétexte à l’adoption de cette politique s’avère erronée.  Poursuivant la lecture, nous apprenons l’existence de ressources d'hébergement pour femmes violentées, un véritable réseau de maisons d'aide et d'hébergement constitué à travers tout le Québec, situation qui contraste radicalement avec l’absence totale de ressource destinée à venir en aide aux hommes victimes, illustrant clairement le caractère profondément sexiste et discriminatoire de cette politique, adopté sous le fallacieux prétexte de l’égalité. Pour comprendre le portrait d’ensemble, il suffit de suivre la piste de l’argent.

« En 1986, le ministère de la Justice et celui du Solliciteur général (ce dernier est ensuite devenu le ministère de la Sécurité publique) ont fait entrer en scène les secteurs policier, judiciaire et correctionnel en adoptant une politique conjointe d'intervention en matière de violence conjugale. En plus d'affirmer clairement le caractère criminel des actes de violence commis dans un contexte conjugal et de proposer la judiciarisation comme l'une des réponses au problème, cette Politique d'intervention en matière de violence conjugale visait à humaniser l'intervention judiciaire, notamment auprès des victimes, et à abaisser le seuil de la tolérance sociale face à la violence conjugale. »

Rappelons que le chiffre magique de 300 000 femmes battues chaque année au Québec nous était alors servi sur toutes les tribunes à répétition depuis 1980 lors des campagnes de propagande gouvernementale visant à justifier l’adoption de cette politique illégale sans la moindre discussion publique à ce propos. Les bureaucrates mentionnent l’entrée en scène des secteurs policier, judiciaire et correctionnel afin de judiciariser toutes les plaintes émanant des femmes, sans égard aux faits, comme l'une des réponses au problème de violence conjugale dans le but d’humaniser’ l’intervention judiciaire ! Que de sophismes ici !

À mots couverts, nous comprenons que cette politique s’avère contraignante à la fois pour la police, la couronne et la magistrature et qu’en définitive, sa mise en œuvre équivaut à corrompre définitivement l’administration de la justice qui en aucun temps ni en aucune circonstance ne devrait être assujettie à quelque politique gouvernementale que ce soit. En outre, les infractions criminelles que la ‘politique’ entend réprimer sont déjà couvertes par le code criminel canadien, le seul texte de loi ayant autorité en matière criminelle au Canada, démontrant encore une fois clairement l’illégalité de cette politique. Par la suite, il est question à 3 reprises de conjoints violents dans le même paragraphe, de politique d’aide aux femmes violentées et des organismes d’aide aux conjoints violents, alourdissant toujours davantage le caractère profondément sexiste de cette politique élaborée sur du pur mensonge.   

Examinons maintenant quelques principes directeurs guidant la mise en œuvre de la politique.

  • La société doit refuser toute forme de violence et la dénoncer.
Sauf bien entendu la violence conjugale perpétrée par les femmes puisque dans les prémisses, comme nous l’avons bien compris dans les prétentions de l’auteur, cette réalité n’existerait pas.

  • L'élimination de la violence conjugale repose d'abord sur des rapports d'égalité entre les sexes.
La mise en œuvre de cette politique vise en réalité à instaurer un rapport d’inégalité, un climat de terreur et de tyrannie au sein des couples dans la mesure où l’homme prend le chemin des cellules dès que la conjointe en manifeste le désir, sans autre forme de procès.

  • La sécurité et la protection des femmes victimes et des enfants ont priorité en matière d'intervention.
La sécurité et la protection des hommes victimes et de leurs enfants n’ont aucune importance à tel point qu’ils ne sont même pas dignes de mention.

Au niveau des axes d’intervention maintenant nous trouvons :

  • Promouvoir l'établissement de rapports égalitaires entre les hommes et les femmes et entre les garçons et les filles.
En réalité, cette politique assure l’établissement de rapports spécifiquement inégalitaires entre les hommes et les femmes puisqu’elle permet à la femme d’accuser son compagnon de vie d’actes criminels sur la base de ouï-dire en toute complicité avec la police, la couronne et les juges fripons, complices d’actes criminels.

  • Réduire la tolérance sociale face à la violence en général, et à la violence conjugale en particulier.
Dans les faits, la mise en œuvre de la politique accroît la tolérance sociale face à la violence conjugale perpétrée par les femmes en niant tout simplement son existence. À cet égard, il est facile de démontrer son caractère hypocrite dans la mesure où il existe un organisme public d’intervention en violence conjugale chez les couples de lesbiennes !

  • Responsabiliser les conjoints violents.
Comme de raison, il n’est jamais question de responsabiliser les conjointes violentes qui ne sont même pas digne de mention, démontrant une fois de plus le caractère profondément sexiste de cette politique illégale.

Sous le poste de dépistage, nous sommes entretenus une fois de plus de conjoints violents sans jamais invoquer l’existence de conjointes violentes.

  • Faire en sorte que le dépistage des victimes, des enfants et des conjoints violents devienne une responsabilité individuelle et collective.
En ce qui concerne la clientèle particulière, l’auteur récidive avec les conjoints violents sans jamais mentionner les conjointes violentes.

  • Assurer à l'ensemble de ces clientèles, qu'il s'agisse des femmes victimes, des enfants, des conjoints violents, des conjointes violentes ou des hommes violentés, une accessibilité aux mêmes services que ceux qui sont offerts à la population en général.
Ici, l’auteur mentionne les conjointes violentes et les hommes violentés sans doute pour de se donner bonne conscience, alors qu’en fait aucun service n’est accessible à cette clientèle malgré les vœux pieux exprimés à travers la politique.

  • Favoriser l'accès des personnes immigrantes et des Québécoises de communautés culturelles aux services.
Le termes personnes immigrantes est neutre contrairement à celui des Québécoises des communautés culturelles. Qu’en est-il des Québécois issus de ces communautés culturelles ?

Sous le poste d’intervention en matière de violence conjugale, on invoque l’intervention psychosociale auprès des femmes victimes, des enfants et des conjoints violents. Encore une fois, rien ne transparaît au sujet des conjointes violentes. Et cette phraséologie se répète à 3 reprises de paragraphe en paragraphe suivant sans la moindre retenue. 

Dans les domaines judiciaire et correctionnel, on découvre avec stupeur que « l'approche retenue favorise à la fois la tenacité (sic) et la souplesse dans l'intervention judiciaire et ce, dans la recherche de l'équilibre entre les exigences du système pénal et les besoins et les préoccupations des victimes. »

Que signifie exactement le terme tenace ? Selon le Petit Robert, il s’agit d’une personne qui tient avec opiniâtreté à ses opinions, à ses décisions, une personne têtue, obstinée, obtuse.  Est-ce bien ce type de personne que l’on veut en charge de l’administration de la justice ?  Dans la mesure où ces infractions sont déjà couvertes par les dispositions explicites du code criminel, il n’existe aucune justification rationnelle pour introduire ces notions étrangères dans le système de justice. Cette politique présuppose deux catégories de crime, ceux commis dans un contexte familial et les autres, une notion complètement absente du code criminel, le seul texte de loi autorisé en matière criminelle au Canada.

  • Encourager les victimes à demander l'aide des autorités judiciaires et réduire le taux d'abandon des poursuites criminelles.
En clair, encourager les menteuses à dénoncer le conjoint et judiciariser cette plainte à tout prix sans égard aux faits dans un système où sont à l’œuvre des personnes tenaces qui vont poursuivre les procédures en dépit des évidences et des faits.  

  • Faire cesser la violence et responsabiliser les agresseurs face à leurs comportements violents.
Étant donné que le terme agresseur n’a pas d’équivalent féminin, on pourrait penser que l’utilisation de ce terme respecte le principe de neutralité mais dans le contexte de cette politique sexiste et discriminatoire, il s’agit clairement de cibler les hommes, compte tenu des prémisses mensongères dénoncées au début de cette analyse.

  • Soutenir les policières et les policiers, de même que les substituts du procureur général, dans l'exercice de leur pouvoir discrétionnaire.
Ici, il s’agit de couvrir en toute collusion le popotin des policiers qui n’effectuent jamais d’enquête qui permettrait de débusquer les menteuses et des couronnes qui estampillent à l’aveugle les dossiers vides soumis par les policiers.

Les hommes sont aussi victimes de violence conjugale, que cette réalité plaise ou non aux intégristes féministes qui gaspillent les deniers publics à hauteur de millions chaque année afin de diffuser leurs mensonges nauséabonds sur la place publique avec la complicité des médias complaisants. Le temps est venu de sortir de cette culture du déni et reprendre contact avec la réalité. Le statut quo n’est pas une option. Stéphanie Vallée, l’actuelle ministre de la justice est informée de cette réalité et refuse d’agir. En terme de droit criminel, elle en est complice.  

Vouloir ensevelir ce lourd dossier en le détournant vers la commission des droits de la personne équivaut à refuser d’intervenir en dépit des dispositions explicites du mandat du protecteur du citoyen présentement saisi du dossier. En raison de la mise en œuvre de cette politique, le Québec figure parmi les nations du monde où le taux de suicide masculin s’inscrit parmi les plus élevés au monde, ce qui n’est certainement pas à notre honneur. Le temps est venu d’en finir avec cette hypocrisie institutionnelle qui a contribué à détruire quantité de familles et pousser au suicide des milliers d’hommes ciblés par cette politique digne d’un régime totalitaire où le mensonge est substitué à la règle de droit.

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mardi 2 septembre 2014

Réponse à la ministre de la justice


Mme la ministre de la justice,

En référence à votre réponse accessible sous ce lien : http://bit.ly/TNIsrv

Votre réponse officielle à ma lettre ouverte signée par Rosgarys Mercado, avocate comme vous, représente une insulte à l'intelligence humaine. Cette réponse en fait confirme que vous êtes informée de crimes graves commis par les agents de l'état œuvrant au sein du ministère dont vous avez la responsabilité et contre toute attente, vous avez décidé de ne rien faire. En droit criminel, il s'agit de complicité, ce qui n'est certainement pas à votre honneur.

La 'politique d'intervention en matière conjugale' actuellement en vigueur est illégale car elle contrevient à la charte canadienne des droits et libertés et aux dispositions explicites du code criminel, le seul texte de loi ayant autorité en matière criminelle au Canada. Rappelons que cette fameuse 'politique' fut adoptée en 1986 sans le moindre débat public à l'époque sur la base d'un grossier mensonge à l'effet qu'il y avait pas moins de 300 000 femmes battues chaque année au Québec. Or, une simple demande d'accès à l'information - http://www.lapresrupture.qc.ca/300000.html - nous a confirmé très officiellement qu'il s'agissait d'un chiffre sorti de nulle part et qu'en conséquence : « ...le ministère à pris des dispositions afin que cette brochure soit retirée des palais de justice... » en lien avec ce pamphlet du ministère distribué dans tous les palais de justice énonçant cette énormité que vous pouvez consulter ici :
http://www.lapresrupture.qc.ca/SPGLVC.html .

Cette mesure s'avère largement insuffisante. Cette 'politique' contraignante à la fois pour les policiers, les procureurs de la couronne et les juges, doit être répudiée sans délai si la notion de saine administration de la justice signifie encore quelque chose. De plus, des excuses publiques devront être adressées à tous les hommes de cette province qui ont été injustement ciblés par cette politique illégale et profondément sexiste. À défaut, Il est de votre devoir de démissionner car vous nous aurez fait la démonstration que la saine administration de la justice ne représente que le cadet de vos soucis.

Veillez agréer, Mme la ministre, l'expression de mes sentiments distingués.

Hermil LeBel

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lundi 7 juillet 2014

Lettre ouverte à Stéphanie Vallée, ministre de la justice



« L'adoption de cette loi en 1964 a mis un terme à l'incapacité juridique des femmes mariées. Il faut saluer la détermination de Mme Marie-Claire Kirkland-Casgrain qui a fait progresser la cause de l'égalité entre les femmes et les hommes en matière politique, économique et sociale. Les fruits de ses actions ont contribué à façonner le Québec moderne tel qu'on le connaît aujourd'hui, un Québec ouvert, inclusif et soucieux de reconnaître la pleine contribution de toutes ses citoyennes et de tous ses citoyens »

Ainsi s’exprimait Stéphanie Vallée, ministre de la justice et membre du barreau du Québec dans un communiqué de presse publié le jour du Dominion Canadien 2014 par le ministère qu’elle administre, soulignant en cette occasion le 50ième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Loi sur la capacité juridique de la femme mariée.  

Si tant est que la ministre Vallée demeure en poste jusqu’à la prochaine date charnière en matière de droit, nombreux sont les sceptiques à douter que Mme Vallée aura également l’initiative de souligner en date du 17 mars 2016, le 30ième anniversaire de l’entrée en vigueur dans la Belle Province de la Loi sur l’incapacité juridique de l’homme, marié ou pas. La seule condition requise pour être admissible à cette médecine de cheval consiste à être un homme vivant en relation de couple au moment de la forfaiture.

Depuis l'adoption en catimini de cette 'politique d'intervention en matière de violence conjugale’ qui impose à la police, à la couronne et à la magistrature le principe rigide de ‘tolérance zéro’ en la matière, nous avons cessé de vivre dans un état de droit. De plus, depuis la publication en 2010 aux éditions ‘Café Crème’ du bouquin intitulé ‘300 000 femmes battues, y avez-vous cru?’ nous savons que cette ‘politique’ fut adoptée sur la base de fausses informations véhiculées par les groupes de pression à la solde d’obscurs intérêts.

Suite à l’adoption de cette ‘politique’, un régime parallèle en droit criminel fut instauré. Comme son nom l’indique, cette ‘politique’ n’est pas une loi dans la mesure où elle contrevient à répétition aux dispositions explicites du code criminel, le seul texte ayant autorité en matière d’infraction criminelle partout au Canada. Cette ‘politique’ qui viole les principes élémentaires en matière de droits fondamentaux vise à corrompre directement le processus judiciaire. En vertu de cette ‘politique’, la preuve par ouï-dire est parfaitement acceptable et les arrestations effectuées sans mandat conduisant à des périodes de détention arbitraire représentent la norme. La présomption de culpabilité repose sur les épaules de la personne accusée à tel point que les sentences sont imposées avant même l’audition devant un tribunal. Le silence complice des membres du Barreau s’avère hautement suspicieux ici. Il est vrai que tous profitent abondamment de cette flagrante corruption institutionnelle pour s’en mettre plein les poches au détriment des hommes accusées à tort dans un régime où l'on marche sur la tête en ce qui concerne les principes fondamentaux applicables en droit criminel. Tous les avocats et les juges sont parfaitement informés du flagrant détournement de justice et tous observent un silence complice à ce propos.


Cette ‘politique’ fut dénoncée à deux reprises en commission parlementaire, soit en septembre 2005 et en février 2008 sans toutefois susciter de réaction favorable de la part des élus. Alors que votre gouvernement a été récemment élu en nous promettant de s’occuper des ‘vraies affaires’, nous sommes nombreux à considérer qu’il serait plus que temps de répudier cette ‘politique’ qui tourne en dérision l’institution de la justice présentement sous votre mandat. Dès lors, le principe de l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera plus énoncé en vain.


Et voici maintenant la réponse grotesque reçue du ministère qui n'a définitivement la justice que de nom

Senator Anne Cools - Domestic Violence Symposium : http://bit.ly/1tiC725

 Fausses accusations : Témoignage de Jacques http://bit.ly/1xNtZia
Ma réponse en retour   : http://bit.ly/1B9WSmK
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vendredi 23 mai 2014

Un ministre de la justice aux mains sales



Jean-Marc Fournier figure certainement parmi les plus louches personnages gravitant dans la nébuleuse politique québécoise. Notons en passant que la nébuleuse en question s’avère constitué d’une coterie passablement incestueuse qui se vautre dans la corruption depuis au moins le début du XXième siècle selon les précis de l’histoire, sinon avant. Après avoir démissionné à l’automne 2008 pour des raisons soi-disant personnelle et familiale, et encaissé une généreuse prime de séparation dans cet exercice, quelques semaines à peine avant l’élection-surprise annoncée par le gouvernement Charest, JM Fournier fut rapidement recruté à titre de vice-président principal, division planification stratégique au sein de la division Socodec de SNC-Lavalin où il fut muté à la section internationale, en Libye alors que se négociait à grand coup de pots-de-vin, dont 160M$ versés au régime Kadhafi, le plantureux contrat de construction de la controversée prison de Gharyan, au sud de Tripoli, destinée à héberger les opposants au régime Kadhafi. (http://is.gd/SItd3S)

À titre de VP chez SNC-Lavalin aux affaires internationales, nous côtoyons également Michael Novak, le conjoint de Kathleen Weil, titulaire du poste de ministre de la justice à l’époque durant les années Charest et véritable greluche, sous tous les autres aspects de sa personne.

Dans cette histoire particulière de prison, on retrouve également Edis Zagorac, le conjoint de l’ambassadrice du Canada en Libye, Sandra McCardell. Edis Zagorac a été recruté par SNC-Lavalin afin de diriger l’Agence exécutive du Corps des ingénieurs Libyen, entité à la fois militaire et civile présidée par nul autre que Saadi Kadhafi, digne fils de son père…
Source : http://past.is/GyjX

À peine 2 ans après sa démission surprise de la politique active, JM Fournier revenait, à la faveur d’un remaniement ministériel, exercer les fonctions de ministre de la justice avant même se faire réélire en septembre 2010 dans la circonscription de St-Laurent, laissée vacante après la démission 'surprise' de Jacques P. Dupuis.

Le ministre Dupuis fut contraint de démissionner lorsque l’affaire du permis de port d’arme demandé et accordé à Luigi Coretti, patron de la firme de sécurité BCIA, fortement recommandée par Yvan Delorme, chef de police et également démissionnaire en vue de surveiller de nombreux endroits névralgiques de la métropole, dont le palais de justice et les bureaux de la SQ et du SPVM. Cette compagnie de sécurité opérait sans contrat avec le gouvernement et fit ‘faillite’ après que ces histoires sulfureuses firent surface, forçant la main au départ du ministre Dupuis et du ministre Tomassi qui vient tout juste de plaider coupable à des accusations de fraude.

Il y a présence de suffisamment d'éléments hautement suspicieux dans le sillage de JM Fournier pour justifier pleinement l'ouverture d'une enquête, à mon humble avis... Faudrait le laisser savoir aux limiers de l’UPAC !
La commission Papillon en parle : http://bit.ly/1t3dBSR 
Stéphane Bergeron s'interroge - http://bit.ly/1sQBRx2 - au sujet des liens de proximité tissés entre Jean-Marc Fournier et Riadh Ben Aïssa. En conséquence, il demande publiquement au ministre Fournier : « s'il a communiqué avec les enquêteurs de la Sûreté du Québec pour les informer de ce dont il aurait pu être témoin alors qu'il travaillait comme bras droit de monsieur Ben Aïssa ? »
L'ex-vice-président de SNC-Lavalin Riadh Ben Aïssa, comme le ministre Fournier et à la même époque, à la même place, avait déjà annoncé qu'il plaidait coupable à une série d'accusations liées à des activités de corruption sous l'ancien régime libyen de Mouammar Kadhafi, mais ce n'est qu'hier que le tribunal pénal fédéral suisse a ratifié son plaidoyer.
Mis à jour le 02 octobre 2014 à 07h25 
http://bit.ly/1sQBRx2

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vendredi 28 février 2014

Mensonge et manipulation féministes


Ce matin, sans doute en préparation du matraquage médiatique à venir autour du 8 mars prochain, journée de la femme, le Devoir nous entretient de violence familiale, de centre d’hébergement à l’usage exclusif des femmes et comme il se doit dans ce milieu qui cultive le misérabilisme à titre de fond de commerce, du manque de place, impliquant subtilement le manque de ressource et les besoins à combler en semblable matière.

L’article, non signé, évoque la présence de 601 centres d’hébergement au Canada. Il en réfère à cette étude publiée la veille par Statistique-Canada précisant qu’en date du 18 avril 2012, jour de référence, le nombre total de lits disponibles dans les refuges pour femmes violentées se chiffrait à 11 820, soit une moyenne de 20 lits autorisés par refuge. Or, selon l’article du Devoir qui puise sa source dans ces données colligées par Statistique-Canada, le jour de l’enquête, 4566 femmes et 3570 enfants résidaient dans l’un de ces refuges ouverts au pays. Ici, l’article devient soudainement digne d’intérêt. À partir de ces chiffres, nous pouvons facilement constater qu’il demeure alors quelque 3684 lits inoccupés dans ces centres alors que l’article du Devoir précise que « 379 femmes et 215 enfants n’ont pu être admis puisqu’il n’y avait pas de places disponibles ».  Cherchez l’erreur…

La violence conjugale demeure l’argument favori de vente des féministes d’état lorsqu’il est question d’interpeller les élus et leur quémander des sous du trésor public. Comment en effet pourrions-nous collectivement être contre la vertu ? Dans son rapport rendu public à l’automne 2008, Renaud Lachance, à titre de vérificateur général de la province de Québec, déplorait l’absence de rigueur entourant l’administration de ces centres et l’allocation de ressources sans la moindre vérification quant à l’usage qui en est fait. Dans la réalité, ces centres sont sous-utilisés, par une clientèle qui n’a strictement rien à voir avec la violence domestique, soient des prostituées, toxicomanes, itinérantes et servent même à l’occasion de lieu de transition à des immigrantes récemment débarquées au pays. Et le personnel qui gravite autour présente la caractéristique commune de détester les hommes au point d’adopter un mode de vie déviant laissant un part importante au lesbianisme, confirmant ainsi la maxime attribuée à Ti-Grace Atkinson voulant que ‘le féminisme, c’est la théorie, le lesbianisme, c’est la pratique’.

Non seulement ces centres sont-ils inutiles, mais qui plus est, ils contribuent à perpétuer le mythe de la violence conjugale présenté comme un véritable fléau social. Depuis l'adoption en catimini dans le milieu des années '80, et sans la moindre discussion publique, sous la pression colossale exercée par les féministes d'état, de la 'politique d'intervention en matière de violence conjugale’ qui impose à la police, à la couronne et à la magistrature le principe rigide de ‘tolérance zéro’ en matière de violence conjugale, il est désormais autorisé au Québec de stigmatiser les hommes en relation de couple sur la seule base d'allégations dont la véracité ne sera jamais évaluée. Or en ce domaine comme en d’autres, tolérance zéro rime trop souvent avec intelligence zéro. Dans les faits, depuis cette date fatidique, nous avons cessé de vivre dans un état de droit.

Cette ‘politique’ fut adoptée sur la base d'une fabulation à l'effet que pas moins de 300 000 femmes subissaient de la violence conjugale à chaque année dans la belle province. À sa face même, il s'agit d’un grossier mensonge dont la fausseté fut exposée publiquement lors de la publication en 2010 aux éditions Café Crème d'un ouvrage collectif intitulé '300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?'

Depuis la publication de ce bouquin, aucun des graves propos ne fut démenti sur la place publique. Pourtant, l’infâme ‘politique’ ne fut jamais répudiée, confirmant par défaut que la police obéit à une ligne de commande politique.

Dès lors, toutes les dérives institutionnelles sont autorisées. Au lieu de nous proposer une autre charte élaborée sur un tissus de mensonge, ce gouvernement devrait avant toute chose répudier cette ‘politique’ digne des pires dictatures que cette terre a hébergées. Peut-être alors sera-t-il enfin possible d’aborder la question de l’égalité entre les hommes et les femmes, mais certainement pas avant.

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mardi 7 janvier 2014

Justice sous influence



En ce début d’année 2014, un sujet controversé fait présentement couler énormément d’encre sur la place publique au Québec. Cette affaire indispose particulièrement la population crédule face à l’intégrité du système de justice, surtout depuis que le désordre procédural entourant l’Affaire Claude Robinson fut étalé récemment en long et en large dans les médias. Le sujet controversé en question concerne un dossier d’agression sexuelle sur la personne de Marie-Renée Baillargeon, une adolescente de 14 ans au moment des faits, par un avocat bien connu de la région de Québec, renommé pour ses talents de prolifique collecteur de fonds au profit de la mafia libérale. Ce dernier, dont le nom fut abondamment cité lors des audiences de la Commission Bastarache, aurait même échoué le test du polygraphe, également connu sous le vocable de détecteur de mensonge. Même si pour d’obscures raisons, les résultats de ces tests ne sont pas admissibles en droit criminel, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit bien là de preuves circonstancielles qui s’ajoutent à d’autres éléments déjà présents au dossier, dont le témoignage d’une seconde victime.

En onde, Jean-Pascal Boucher, porte-parole du directeur des poursuites criminelles et pénales DPCP, patron ultime de la couronne, nous explique les procédures à suivre par le ministère public et ses représentants avant d’autoriser une plainte en matière criminelle. À la suite de la réception des résultats d’une enquête policière, le rôle du procureur de la couronne, substitut du DPCP, consiste selon lui à analyser l’ensemble du dossier d’enquête de façon « objective, rigoureuse et sérieuse » et à se questionner juridiquement si la preuve disponible s’avère suffisamment étoffée et probante pour convaincre hors de tout doute raisonnable un tribunal indépendant et impartial de la culpabilité d’un accusé.

Pour le néophyte, cette explication toute théorique qu’elle soit semble parfaitement cohérente avec l’état du droit. «Les enquêteurs au dossier auraient mentionné que la preuve était crédible et que son témoignage semblait véridique. Cependant, la Couronne a tout de même refusé de porter des accusations criminelles contre son présumé agresseur. On ne discute pas de la trame factuelle, car c’est confidentiel, et il n’y a pas d’accusations criminelles », a précisé Jean-Pascal Boucher. Par contre, pour le citoyen informé de l’état des lieux, il ne s’agit, encore une fois, que d’une lamentable opération de propagande destinée in extremis à sauver la face et tenter, tant que faire se peut, de préserver la maigre crédibilité qui demeure encore présente dans la population à l’égard d’un système de justice assujetti comme nous allons le voir à des commandes émanant de la politique.

Dans son intervention, le procureur Boucher se montre insistant sur l’indépendance du DPCP, à l’abri selon lui de toute ingérence extérieure, et tout particulièrement de la politique. Or, dans les faits, rien n’est plus faux. En effet, aucun policier, avocat, procureur ou juge de cette province ne peut prétendre ignorer l’existence de la ‘Politique d’intervention en matière de violence conjugale’, une création législative contraignante à la fois pour la police, la couronne et la magistrature. Rappelons que cette ‘politique’, qui n’est pas une loi, fut adoptée dans le milieu des années ’80 sans la moindre discussion publique sur la base d’un grossier mensonge à l’effet qu’il y aurait, bon an mal an, pas moins de 300 000 femmes battues au Québec. À sa face même, il s'agit d’un grossier mensonge dont la fausseté fut exposée publiquement lors de la publication en 2010 aux éditions Café Crème d'un ouvrage collectif intitulé ' 300 000 femmes battues, y avez-vous cru ? ' Depuis la publication de ce bouquin, aucun des graves propos ne fut démenti sur la place publique. Pourtant, l’infâme ‘politique’ ne fut jamais répudiée, confirmant par défaut que la police, la couronne et la magistrature obéissent ici à une ligne de commande politique.

En outre, cette ’politique’ s’avère parfaitement illégale en ce sens qu’elle contrevient aux dispositions explicites du code criminel canadien en la matière, seul texte de loi ayant autorité en droit criminel. Précisons également que le texte de cette ‘politique’ s’avère davantage sexiste que ‘Mein Kampf’ pouvait être raciste en ce sens qu’elle ostracise la moitié de la population sur la seule base du sexe du citoyen ciblé. Depuis l’adoption de cette ‘politique’, dès qu’une conjointe en mal de contrôle compose le numéro d’urgence afin de dénoncer aux autorités des sévices réels ou imaginaires, la machine à broyer les hommes démarre au quart de tour. Sans égard aux faits, les policiers se conforment aveuglément aux ordres de procéder à la suspension immédiate des droits réputés fondamentaux des hommes concernés sans jamais se donner la peine d’évaluer la vraisemblance des propos verbalisés par la plaignante. Et contrairement à ce que prétend Boucher en entrevue, les procureurs de la couronne n’examinent jamais les enquêtes de police pour la seule et simple raison que ces enquêtes brillent par leur absence. Par la suite, les procureurs de la couronne autorisent à l’aveugle ces dossiers identifiés des lettres ‘V & C’ pour violence conjugale, soit l’équivalent de l’étoile David sous l’Allemagne Nazi. Et les petits juges crapuleux de la basse-cour du Québec vont subséquemment trahir allégrement leur serment d’office en présidant à des procès dignes de Kafka, dont les conclusions sont rédigées d’avance conformément à ce que préconise la fameuse ‘politique’ à laquelle ils sont contraints d’adhérer sous peine de sanction.    

Cette politique autorise les mesures arbitraires, les arrestations sans mandat et même les sentences avant jugement. Est-ce vraiment ainsi que la justice doit être administrée dans une société qui soi-disant reconnaît la primauté du droit ? Combien de temps allons-nous devoir tolérer sans réagir que les agents au service de l’état comme ce Boucher, substitut du DPCP, viennent nous mentir effrontément en pleine face sans la moindre petite gène ? Si l’intégrité du système de justice signifie encore quelque chose ici bas, le ministre de la justice a le devoir moral d’intervenir sans délai afin de répudier cette politique illégale qui, dans les faits, contribue à tourner en dérision le système de justice livré pieds et poings liés aux idéologues pervers qui se sont dotés d’un droit de veto sur les institutions de cette province.

Si tous les internautes en accord avec ces propos se donnaient la peine de communiquer avec Bertrand St-Arnaud, ministre de la justice (sic), pour lui faire part de leur dégoût face à ces odieux mensonges prononcés par un agent de l’état, peut-être qu’une avalanche de courriels l’aiderait à sortir du déni et à enfin reprendre contact avec la réalité ? À défaut, il devra un jour répondre à des accusations très graves de complicité pour les crimes commis à répétition, sur une base quotidienne, par ses subalternes dont il est responsable en vertu de ses fonctions ministérielles.  

Cordonnée publique de Bertrand St-Arnaud : depute.chambly@justice.gouv.qc.ca      

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lundi 2 septembre 2013

La charte des voleurs

Il faudrait que la classe politique de cette province cesse de nous prendre collectivement pour une bande de demeurés, incapable de décoder le mensonge d’état. Lorsque j’entends ces politiciens hypocrites nous raconter, sans rire, la main sur le cœur, qu’une des valeurs communes au Québec serait le sacro-saint principe de l’égalité entre les hommes et les femmes, mon sang se met à bouillir. Il s’agit sans l’ombre d’un doute du plus énorme mensonge politique depuis l’imposture féministe affirmant sur toutes les tribunes qu’il n'y aurait pas moins de 300 000 femmes battues chaque année au Québec. Dans cette société où les voleurs ont remplacé les valeurs, et en raison de la misandrie omniprésente, élevée ici au rang de religion d’état, les hommes accusés sur la base de ouï-dire bénéficient en réalité de moins de droit que les animaux domestiques.

Il importe de savoir qu’en vertu des dispositions de la ‘politique d’intervention en matière de violence conjugale’ qui, comme son nom l’indique est non pas une loi, mais bel et bien une politique, adoptée dans le milieu des années ‘80 sans la moindre discussion, les hommes ici vivent désormais sous la dictature du jupon rose. Depuis le jour de l’adoption de cette ‘politique’, il est tout à fait possible pour n’importe quelle femme d’expédier en prison l’homme vivant en situation de couple à ses côtés, et ce sur la seule base d’une parole dont la véracité ou la vraisemblance ne sera JAMAIS évaluée. Par ailleurs, les féministes à la source de cette propagande relative à la violence domestique nous envoient, à travers leur mensonge, le message haineux que tous les hommes sont des batteurs de femmes. La propagande féministe relative à la violence conjugale représente bien évidemment un tissus de mensonges dont la fausseté fut exposée publiquement lors de la publication en 2010 aux éditions Café Crème d'un ouvrage, rédigé par un collectif d’auteurs, intitulé '300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?' Malgré la publication de cet ouvrage unanimement boycotté par les journalistes et les médias corporatifs, l’infâme politique d’un sexisme répugnant ne fut jamais répudiée, confirmant par défaut que la police de cette province obéit à une ligne de commande politique, exactement de la même manière que le faisaient les agents de la Gestapo à une autre époque.

En raison de la mise en œuvre de cette ‘politique’, devant la loi et les tribunaux mandatés pour en assurer l’application, dorénavant les hommes de cette province sont considérés comme des citoyens de second ordre. Notez en passant que la ‘politique’ en question contrevient à de nombreuses reprises aux dispositions explicites du code criminel canadien qui couvre et sanctionne déjà de telles infractions. Dans une société qui reconnaît la primauté du droit, cette politique doit être déclarée illégale et illégitime.

En outre, et c’est là où la ‘politique’ nous révèle son vrai visage, depuis son implantation, les arrestations sans mandat sont devenues la norme, tout autant que les périodes de détention arbitraire qui s’ensuivent. Depuis, la présomption d’innocence a fait place à la présomption de culpabilité. Et, comme pour ajouter l’injure à l’insulte, les sentences avant jugement sont également administrées quotidiennement par les petits juges fripons de la cour du Québec, sans jamais encourir la moindre sanction. Il s’agit sans doute là de la plus grave atteinte à l’intégrité de nos institutions. Il faudra nécessairement adresser un jour, que l’on espère rapproché, ce gravissime problème afin de rétablir un semblant d’ordre au sein de cette société qui en a grandement besoin.

En conséquence, avant de nous proposer une autre charte, ce gouvernement sous l’influence des lobbys doit d’abord et avant tout cesser de nous mentir effrontément en pleine face et abolir sans délai cette ‘politique’ illégale, contraignante pour la sécurité publique et la justice, une ‘politique’ digne des pires dictatures que cette terre a connues.

« La force sans la justice, c’est la tyrannie »

Blaise Pascal

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lundi 26 août 2013

État voyou

M. Bellemare a tout à fait raison. La décision récente du Directeur des poursuites pénales et criminelles défie toute logique en droit criminel. La police répond de toute évidence à une commande politique comme nous avons tous pu le constater lors du printemps Érable de 2012. La couronne répond à la même commande. Sommes-nous toujours dans un état de droit ? Rien n'est moins sûr.

Cette décision saugrenue de ne pas déposer d’accusation criminelle à l’encontre de Stéfanie Trudeau nous confirme une fois de plus la dérive institutionnelle débutée dans le milieu des années '80 lors de l'adoption, sous la pression des lobbys financés par l'état et sans la moindre discussion, de la 'politique d'intervention en matière de violence conjugale' qui impose à la police, à la couronne et à la magistrature de persécuter des hommes en situation de couple sur la seule base d'allégations dont la vraisemblance ne sera jamais évaluée. Cette politique fut adoptée sans la moindre discussion sur la base d'un grossier mensonge à l'effet que pas moins de 300 000 femmes subiraient de la violence conjugale chaque année dans cette province. Il s'agit d'une invention de toute pièce dont la fausseté fut exposée publiquement lors de la publication en 2010 aux éditions Café Crème d'un ouvrage collectif intitulé '300 000 femmes battues, y avez-vous cru ?'. Nonobstant la publication de cet ouvrage, jamais cette infâme politique ne fut répudiée, confirmant par défaut que la police est désormais assujettie à une ligne de commande politique. À partir de là, toutes les dérives institutionnelles sont autorisées, ce que confirme ici la décision du DPCP, une autre instance qui entretient des relations incestueuses avec l'état voyou.

Lien vers l’article http://past.is/FyB3 reproduit ci-dessous

L’ex-ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, estime que la Couronne a manqué de jugement en ne déposant pas d’accusations contre le matricule 728.

«Je suis outré et profondément déçu que la justice ait raté une si belle occasion de gagner un peu plus la confiance de la population», exprime celui qui a été ministre de la Justice en 2003 et 2004, au sein du premier gouvernement de Jean Charest.

Mercredi dernier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales a confirmé qu’aucune accusation criminelle ne sera portée contre la policière Stéfanie Trudeau à la suite d’une intervention policière captée sur vidéo pendant les manifestations étudiantes du printemps 2012.

La policière du SPVM avait fait les manchettes pour avoir aspergé sans raison apparente des étudiants qui manifestaient contre la hausse des droits de scolarité.

Geste inacceptable

Même si la Couronne a jugé que la vidéo en question «ne permet pas d’apprécier l’intégralité de l’événement et son contexte», M. Bellemare croit pour sa part que les preuves étaient largement suffisantes.

«L’extrait de quatre minutes fait très bien état de la réaction impulsive de la policière, défend-il. Elle a posé des gestes violents, absolument pas nécessaires et totalement gratuits. C’est évident que la Couronne a dérapé dans l’analyse de ce cas.»

Illégale, et après ?

Le fait que la manifestation en question ait été déclarée illégale ne justifie rien, selon l’avocat, qui réitère que les gestes du matricule 728 étaient empreints d’une brutalité qui n’avait aucune raison d’être.

«Conclure que cette policière ne s’est rendue passible de la moindre violation du Code criminel ne convainc pas, ajoute l’homme. C’est nous prendre pour des imbéciles que d’essayer de nous faire gober une telle chose. Et dans ce cas précis, il ne s’agit pas d’être pour ou contre la police, pour ou contre les manifestants qui ont aussi par moments connu leurs excès. Il s’agit là d’une affaire de justice, point final.»

M. Bellemare déplore le message qu’envoie aux policiers «ce manque de jugement de la Cour». «En plus de ternir l’image de la justice québécoise, on vient de dire indirectement aux policiers qu’ils peuvent faire n’importe quoi, n’importe quand, soutient-il en soupirant. Plus j’y pense, plus ça me fâche.»

Culpabilité quasi certaine

Pour l’homme, le cas du matricule 728 nécessitait un procès en bonne et due forme.

«C’était à un juge de prendre une décision éclairée et de dicter clairement la ligne de conduite de la policière en pareilles circonstances», fait-il valoir.

M. Bellemare a confié au Journal que selon lui, un procès aurait mené à une culpabilité presque certaine de Stéfanie Trudeau.

«Les preuves étaient toutes là, conclut-il. On ne pouvait pas avoir mieux. Les analyses de la Cour auraient parlé d’elles-mêmes. Peut-être qu’elle aurait été acquittée, ce dont je doute fort, mais au moins, on en aurait eu le cœur net.»

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mardi 20 août 2013

Les cochons de BPR



Aujourd’hui, nous allons faire état ce qui est peut-être le plus important scandale à avoir jamais plané sur le Québec.

Toute cette histoire a débuté en 1997 quand le premier ministre Lucien Bouchard a déclaré que l’industrie porcine serait le fleuron de l’agriculture québécoise.

Maintenant, il est établi que la firme d’ingénieurs-conseils BPR conseille depuis cette époque l’industrie porcine et l’Union des producteurs agricoles (l’UPA). BPR emploie quinze cents personnes et fournit toute la gamme de services-conseils en ingénierie aux entreprises spécialisées industrielles et aux organismes publics et privés.

Ensuite, il a aussi été établi que c’est l’UPA qui dicte les réglements sur la protection des bandes riveraines des cours d’eau. Je n’invente rien, des documents publics existent qui appuient mes dires. Le 15 juin 2002, le ministre de l’Environnement du Québec d’alors, André Boisclair, a fait adopter à la vapeur, sous le baillon, un règlement qui a réduit de trente à trois mètres la bande de protection des cours d’eau en regard des fertilisant. Pour les cours d’eau servant à l’alimentation, la distance a été abaissée de soixante-quinze à quinze mètres.

Ce qui n’a encore jamais été dit nulle part dans les médias, c’est que ce même règlement a annulé toute protection pour les cours d’eau de deux mètres par deux mètres, soit les ruisseaux qui traversent les champs et qui alimentent les lacs et les rivières, et les sources d’eau. On peut épandre du lisier de cochon directement dans ces cours d’eau en toute légalité, et on ne s’en prive pas. C’est à la demande de l’UPA, conseillée par BPR, que cette disposition a été adoptée par le législateur. Résultats de toute cette réglementation : de larges nappes phréatiques ont été contaminées, des rivières polluées, des lacs détruits. Un cochon pollue deux fois et demi de plus qu’un être humain, on leur administre aussi des quantités phénoménales d’hormones de croissance et d’antibiotiques qui filent dans les cours d’eau; les neuf millions de porcs du Québec polluent donc comme une population d’environ vingt-deux millions d’habitants, et bien davantage encore.

Si cette industrie était rentable, l’acceptabilité de la chose serait peut-être plus facile. Mais elle ne l’est pas. Chaque cochon coûte cent-cinquante dollars à élever, soixante-quinze dollars doivent être versés en subventions pour y parvenir. Alors, quel peut bien être l’avantage pour le Québec d’une telle industrie? L’industrie réclame des centaines de millions de dollars en subventions pour subsister. Alors quoi?

Dans la municipalité de St-Irénée, dans Charlevoix, on a construit une usine d’eau potable au coût de trois millions six cents mille dollars. Les travaux ont été confiés à la firme BPR, sans appel d’offres, par la ministre Nathalie Normandeau. L’usine produit assez d’eau pour satisfaire cinq fois les besoins de cette municipalité où seulement trois-cent-cinquante personnes sont branchées sur le réseau d’aqueduc ! Elle a été construite après que la firme BPR ait effectué des sondages dans les environs pour trouver une source d’eau et que ses ingénieurs aient rapporté qu’il n’y en avait pas. Mais des résidents de l’endroit sont passés aux endroits où BPR était allé, et ils ont trouvé une source d’eau bien riche, propre et bien abondante. À St-Irénée, dans Charlevoix, on a donc construit une usine d’eau cinq fois trop grosse…et pour rien du tout; il y avait déjà tout ce qu’il fallait en eau.

St-Irénée n’est pas un cas unique au Québec. Un peu partout, des usines d’eau potable ont ainsi été construites à coûts élevés, avec l’approbation subventionnée par la ministre Normandeau, rapportant des milliards aux firmes d’ingénieur-conseil, le tout parce que les nappes phréatiques étaient contaminées par une industrie hyper-polluante, déficitaire, et subventionnée elle-aussi à coups de milliards. Alors quoi? Qu’est-ce qu’il y a derrière tout ça? Le président de BPR, Pierre Lavallée, qui a démissionné à la suite de sa comparution à la Commission Charbonneau où on n’a pas abordé toute cette question d’usine d’eau potable. Pourtant, parenthèse, la Commission Charbonneau a été mise au courant de toutes ces données. Monsieur Lavallée remplaçait Paul Lafleur, président au moment de la construction, sans appel d’offres, répétons-le, de l’usine de peau potable de St-Irénée. D’ailleurs, tous les projets de construction publics qui s’effectuent à St-Irénée le sont par BPR et toujours sans appel d’offres.

Paul Lafleur était jusqu’à récemment président du conseil d’administration du Domaine Forget, un vaste domaine champêtre où des étudiants viennent suivre des cours de musique. Le domaine est ouvert environ six mois par année. Il reçoit des subventions du gouvernement du Québec, d’Hydro-Québec, de riches mécènes comme monsieur Lafleur et la famille Desmarais de Power Corporation, laquelle a un aéroport à sa disposition, tout près, au sommet d’une colline de St-Irénée. De jour comme de nuit, des Learjet viennent s’y poser, débarquant passagers et marchandises en toute franchise car il n’y a là aucun douanier pour embêter personne.

Monsieur Lafleur est souvent appelé « le génie de l’eau » pour la science dont il a fait preuve à BPR. Prenons maintenant le temps de nous résumer un peu. Monsieur Lafleur a pris la direction de la firme en 1991. Il l’a notamment développée en appuyant, via les conseils fournis à l’UPA, le développement de l’industrie porcine, puis en conseillant cette même industrie qui a dicté la réglementation la concernant au gouvernement du Québec. C’est sous l’impulsion des conseils de BPR que la protection des bandes riveraines a été réduite par le gouvernement du Québec à presque rien et, dans le cas des ruisseaux et des petits cours d’eau, à néant, contaminant les nappes phréatiques, les plus gros cours d’eau, et entraînant la nécessaire construction, par BPR , d’usines d’épurations des eaux et d’usine d’eau potable. Et voilà : d’un côté, on s’est assuré de polluer, de l’autre on a fait des milliards en dépolluant et en usines d’eau potable, tout en étant largement subventionné par la ministre Normandeau. Et la boucle est bouclée.

Il est intéressant de noter, quand on regarde la liste des donateurs au Domaine Forget, qu’ils bénéficient généralement de généreux contrats publics d’Hydro-Québec, souvent sans appels d’offres, comme c’est le cas pour BPR.

Finalement, si on avait voulu détruire les ressources en eau du Québec pour faire faire des milliards aux firmes de génies-conseils en usines inutiles, on n’aurait pas agi autrement.

Dernière mise à jour : 24 juin 2014, 17h15
ST-IRÉNÉE,
RÉGION DE CHARLEVOIX

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Du même auteur : Le jupon de Pauline

Derniers développements 19/06/2014 : « En 2008, Nathalie Normandeau a refusé de rencontrer un des rares groupes de citoyens au Québec à s'opposer à la construction d'une usine de filtration de l'eau dans leur municipalité. » La suite : http://bit.ly/1uFcIke  

jeudi 1 août 2013

Verdict incriminant pour Washington


De toute évidence, la condamnation de Bradley Manning nous confirme que le gouvernement US est illégitime. Le ‘procès’ de Manning fut l’équivalent du ‘procès’ de Nikolaï Boukharine sous le régime dictatorial de Joseph Staline. Ce procès ne s’est pas déroulé devant une vraie cour et sans la présence d’un véritable jury. Lors de l’audience, l’officier militaire qui présidait à titre de juge était tout sauf impartial. Manning fut condamné alors qu’il n'a fait qu’obéir au code de conduite de l’armée américaine et respecté son serment d’office en reportant des crimes de guerres. Il n’existe aucune différence entre la condamnation de Manning et celle de Boukharine sous le chef d’espion capitaliste.

L’absurdité et l’injustice de ces deux condamnations nous racontent tout ce qu’il faut savoir au sujet des gouvernements qui ont instruit ces moqueries de justice. Ces gouvernements sont tyranniques. Imaginez, le gouvernement US accuse Manning de collaborer avec l’ennemi pendant que ce même gouvernement soutient les supporteurs de Al-Quaïda qui cherchent à renverser le gouvernement Syrien.

Les Étatsuniens sont crédules. Ils n’ont pas compris que leur système de justice est corrompu. Les procureurs et les juges se fichent éperdument à savoir si le justiciable est coupable ou innocent. Pour eux, seul leur cheminement de carrière importe. Plus un procureur expédie de justiciables en prison, et plus il progresse dans son cheminement de carrière. Plus un juge est disposé à contourner les dispositions des lois, selon les directives émanant de la politique, et plus les chances s’améliorent de gravir rapidement les échelons au sein de l’appareil de justice. Le système de justice américain se trouve être dans un piteux état. La volonté de corrompre l’interprétation de la loi représente désormais la plus haute qualité recherchée chez les aspirants aux postes de procureur ou de juge.

Si Manning avait été traduit dans une véritable cour de justice, les chances sont grandes que le jury se serait donné la peine d’évaluer et de soupeser l’ensemble de la preuve. Est-ce que Manning a agi dans l’intérêt public ou était-il motivé par une intention malveillante ? Évidemment, ces éléments ne furent jamais abordés lors du procès. De nos jours, lors des procès instruits devant la justice américaine, les preuves disculpatoires sont exclues des salles d’audiences.

Si un indigent vole une baguette de pain, le gouvernement peut triturer les faits au point d’exposer ce délit comme un acte de sabotage terroriste. Voilà à peu près le traitement que le gouvernement américain a réservé au soldat Bradley Manning.

Paul Craig Roberts

Notes personnelles : Les remarques de l'auteur au sujet du système de justice de nos encombrants voisins du sud s'appliquent tout à fait intégralement au système Québécois. Il suffit de remplacer le nom de Nikolaï Boukarine par celui de Daniel Bédard et d'ajuster les détails secondaires, le mode opératoire du tribunal étant calqué l'un sur l'autre. Et la juge France Charbonneau s'est copieusement salie les mains dans ce dossier impliquant - comme le hasard fait bien les choses dans le cadre d'une commission d'enquête éponyme -  l'ordre des ingénieurs du Québec.

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samedi 6 juillet 2013

Le jupon de Pauline



 
SAINT-IRÉNÉE

PAULINE MAROIS, AGENTE OFFICIEUSE DE PAUL DESMARAIS

Mme Pauline Marois était dans sa circonscription de Charlevoix le 15 juin dernier pour l’inauguration d’une nouvelle résidence pour étudiants au Domaine Forget, camp musical de grand luxe situé à Saint-Irénée. De grand luxe, qu’on en juge : 4,8 millions de dollars, dont 2 millions venaient de Québec, ont été investis dans un immeuble abritant 30 chambres seulement, ce qui revient à 160 mille dollars la chambre, le prix d’un condominium. Le Domaine Forget étant ouvert environ six mois par année, ça nous donne une idée de l’ampleur de cette dépense, au moment où on veut couper dans l’aide sociale et les garderies.

Le Domaine Forget est un lieu fréquenté par la haute bourgeoisie charlevoisienne, Paul Desmarais et sa femme en sont des mécènes. Le nouveau pavillon a été baptisé PAVILLON PAUL LAFLEUR, du nom de l’ancien président de la firme d’ingénierie BPR, et ancien pdg du Domaine Forget, un homme impliqué jusqu’au robinet dans le scandale des compteurs d’eau et dans de multiples activités de corruption au Québec. Monsieur Lafleur, qui a été remplacé à la tête de BPR, par Pierre Lavallée qui a déclaré à la Commission Charbonneau que « les activités de BPR étaient honteuses. » Paul Lafleur a moussé la construction à Saint-Irénée d’une usine de filtration de l’eau potable de 2,8 millions de dollars, une usine cinq fois trop grosse pour les besoins de la municipalité, et inutile parce qu’il y avait de l’eau en quantité dans les puits de Saint-Irénée, mais dont il appert qu’elle sert finalement surtout aux besoins du Domaine Forget. Mme Marois, alors dans l’Opposition, avait porté le dossier auprès de la ministre libérale aux Affaires municipales Nathalie Normandeau, et c’est sans difficulté que les sommes furent décaissées dans cette circonscription dont le plus riche des habitants est le milliardaire Paul Desmarais, lequel est un proche de monsieur Lafleur.

C’est curieux, il y a eu un black-out sur cette information dans les médias. Ni les quotidiens de Gesca (La Presse, Le Soleil), ni Radio-Canada, commanditaire et diffuseur officiel du Domaine Forget, n’ont parlé de cette inauguration. Seul Le Charlevoisien, le journal local, a mentionné dans un entrefilet, dans sa dix-septième page, le baptême de ce nouveau pavillon. Le Domaine Forget a été si grassement subventionné pour ce projet qu’il dispose même d’un million de dollars de trop, qu’il va dépenser en travaux futurs…

Tout comme Jean Charest avant elle et Lucien Bouchard auparavant, Mme Marois est proche de la famille Desmarais. Elle est une grande amie d’Hélène Desmarais, épouse de Paul Desmarais Jr, l’actuel président de Power Corporation, et présidente du Conseil d’administration de HEC Montréal; alors qu’elle était aspirante chef du Parti Québécois, elle avait assisté à la remise de la médaille de l’Ordre du mérite de l’Association des diplômés de l’Université de Montréal à Hélène Desmarais en compagnie d’une brochette d’invités triés sur le volet parmi lesquels on retrouvait le premier ministre Jean Charest et le président d’Hydro-Québec Thierry Vandal. Et comme une médaille ne vient jamais seule, Mme Marois, en tant que premier ministre, a décerné le 6 juin dernier la Médaille de l’Ordre du Québec à Mme Hélène Desmarais, « l’une des personnalités les plus influentes du milieu des affaires », lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’Assemblée Nationale. Mme Desmarais est assurément très influente dans le milieu des affaires, son mari dirige les destinées d’une foule d’entreprises au Québec et à l’étranger; ils doivent bien s’en parler un peu lors de leurs soupers en tête-à-tête.

Après Lucien Bouchard, après Jean Charest, Mme Pauline Marois a adopté l’agenda de Power Corporation qui organise chaque année à Montréal depuis dix-neuf ans le Forum international des Amériques voué à l’établissement d’un nouvel ordre mondial. Parmi les sociétés dans lesquelles Power Corporation a des participations et qui dessinent ce nouvel ordre, on compte notamment GDF Suez, la pétrolière TOTAL, le quotidien LA PRESSE, qui est demeuré très discret sur la tenue de ces assises. Les centaines de participants triés sur le volet à ces travaux qui se sont tenus à l’Hôtel Bonaventure ont été chaleureusement accueillis par Mme Marois. C’est Power Corporation qui organise cette conférence des piliers de l’ordre mondial et qui fixe l’ordre du jour. Dans l’échelon des partenaires à ces assises, les gouvernements du Québec et du Canada arrivent au cinquième rang.

Mme Marois, on le voit, est une proche collaboratrice de Power Corporation et une amie de la famille. On se demande un peu d’ailleurs ici, dans Charlevoix, comment il se fait qu’elle soit députée de la circonscription, si ce n’est pour se rapprocher du véritable pouvoir financier qui siège à Sagard, au château des Desmarais, non loin d’ici. Après tout, elle n’a pas d’attaches ici, elle ne vient pas d’ici, et on ne la voit jamais ici. Elle demeure à Montréal dans le luxueux condo dont elle vient de faire l’acquisition avec son mari Claude Blanchet et, si elle s’est fait construire une propriété à Saint-Irénée, ses visites dans le coin demeurent fort discrètes.

Mme Marois et son mari sont riches, ce qui n’est pas un tort en soi. Dans son autobiographie écrite en 2008, Mme Marois écrit ceci : « Quelques mois après notre mariage, Claude (Blanchet) fut embauché chez Power Corporation (…) Cette compagnie venait d’acquérir Campeau Corporation et son propriétaire (Paul Desmarais) offrit à Claude de le représenter en tant qu’assistant du président, Robert Campeau, à Ottawa. (…). Je puis toutefois aller le rejoindre lorsque je reçus le mandat de travailler avec des groupes communautaires qui combattaient avec acharnement le grand projet de développement immobilier d’édifices administratifs du gouvernement fédéral mis en œuvre par le premier ministre P.E. Trudeau, Desmarais (sic), Campeau et mon mari, Claude, sans tenir compte des besoins et conditions de logements de la population. Nous nous sommes installés, Claude et moi, à Ottawa dans un logement meublé que nous louions de Campeau Corporation (Desmarais-Power Corp). C’était la première fois que nous avions de beaux meubles. »(…) « Je travaillais le jour pour aider les Québécois délogés et le soir je retournais à Ottawa rejoindre mon mari et ses riches associés discuter de leur œuvre à Hull (au Québec) dans les grands hôtels d’Ottawa. »

Mme Marois est une femme de théâtre, une comédienne. Elle a l’habitude de jouer sur deux tableaux à la fois. Elle arborait le carré rouge le printemps dernier mais ça ne l’a pas empêché d’indexer les droits de scolarité. Elle tapait sur des casseroles, mais fit taper sur des étudiants encore l’automne dernier. Elle se dit pour l’indépendance du Québec mais travaille contre l’unité des forces souverainistes. Elle est proche de BPR, une firme d’ingénierie impliqués dans les plus gros scandales de corruption de ces dernières années au Québec, et proche de la famille Desmarais. Elle dit aimer le Québec, mais elle n’a pas hésité, après avoir annulé tous les projets de mini-centrales hydroélectriques mis de l’avant par son prédécesseur, de mettre la hache dans la grandiose chute de la rivière Ouiatchouan de Val-Jalbert, un projet dans lequel, au passage, BPR a retiré jusqu’à maintenant près d’un million de dollars, et ce n’est pas fini.

Elle prétend être indépendante des puissances d’argent, mais organise sous la houlette de Power Corporation le Nouvel Ordre Mondial qu’on veut imposer à l’échelle du Québec, des Amériques et du monde.

Mme Marois n’est pas celle que l’on croit. Il est grand temps de s’en rendre compte. Elle fait partie de l’establishment financier qui veut asseoir sa domination sur les Québécois et les peuples de ce monde.

François Harvey
Du même auteur : Les cochons de BPR

En complément d'information autour du même sujet, voyez cette courte vidéo où l'auteur explique comment Pauline Marois a réussi à mettre la commission Charbonneau dans l'embarras

Vidéo : Pauline Marois, Paul Lafleur et le Théâtre de l'Absurde

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Derniers développements 19/06/2014 : « En 2008, Nathalie Normandeau a refusé de rencontrer un des rares groupes de citoyens au Québec à s'opposer à la construction d'une usine de filtration de l'eau dans leur municipalité. » La suite : http://bit.ly/1uFcIke  

Est-ce que les juges méritent l'immunité accordée dans l'exercice de leur fonction?

La vérité, toute la vérité sur les attentats du 11 septembre 2001